Partager la publication "Développer les enseignements manuels au collège et au lycée"
Nous partageons pleinement l’ambition de notre partenaire À Deux Mains : éveiller les élèves en les formant aux savoir-faire manuels dès le collège, renforcer leurs compétences pratiques, stimuler leur curiosité et proposer une nouvelle manière d’explorer le monde.
En proposant de réintégrer la pratique manuelle sur le temps scolaire, de la 6ème à la Terminale, l’association À Deux Mains permet de faire découvrir aux élèves l’immense diversité des métiers techniques et manuels, dès le plus jeune âge. Concrètement, l’association accompagne des collèges, et bientôt des lycées, à aménager des temps d’ateliers, sur un créneau de 2 heures hebdomadaires, accessibles à tout profil d’élève (voie générale, prépa-métier, segpa, ulis, décrocheurs), intégrés dans les emplois du temps et valorisés dans les bulletins scolaires. Ces cours sont animés par des professionnels du métier, en binôme avec un enseignant. Ils ne sont pas professionnalisants, mais viennent enrichir les cours traditionnels et améliorer l’acquisition des savoirs.
Comme le rappelle André Malicot, Président de l’association, « apprendre au contact de la matière peut être un puissant levier éducatif : une voie pour redonner confiance, révéler des talents et ouvrir des perspectives nouvelles. »
En 2025‑2026, l’association a accompagné 33 collèges, ce qui représente 1300 collégiens répartis de la 6ᵉ à la 3ᵉ. Grâce à ces sections, les élèves peuvent se plonger dans des univers variés — Bâtisseurs, Confectionneurs, Ingénieux, Gourmets, Semeurs — et apprendre sans se sentir “enfermés dans une spécialité”. Année après année, ils peuvent approfondir leur savoir‑faire, ou décider d’en découvrir un nouveau.
Grâce au soutien de la Fondation d’Entreprise Michelin, 14 collèges ont pu ouvrir une section manuelle dédiée à l’ingénierie, proposant notamment des ateliers d’horlogerie mécanique, de réparation vélo, de mécanique automobile et d’aéromodélisme. Chaque semaine, les collégiens bénéficient de 2 heures d’atelier pour réaliser un objet de A à Z, qu’ils peuvent rapporter chez eux. Une expérience concrète, vivante et créative qui leur permet de comprendre, manipuler… et surtout, d’oser imaginer.
Quelques témoignages – Du Collège Jules Vallès, à Saint Etienne (42) :
“C’est un projet inclusif par essence, qui gomme ces histoires de niveau en classe ou de niveau social. Là, on fait quelque chose ensemble, point.”
“Un des professeurs-référents, lors des séances de vélo, a fait le lien avec les enseignements classiques en disant aux élèves : « là, tu vois, c’est la même notion que ce que l’on apprend en maths ou en technologie”. Ce même professeur a d’ailleurs été surpris de voir autant de notions mathématiques dans le travail de réparation d’un vélo.”
“On a déjà plusieurs jeunes qui disent qu’ils se sont découvert un vrai intérêt pour la mécanique. D’autres s’y intéressaient déjà, mais le cours de mécanique vélo les a confortés. On ne va pas faire une génération de réparateurs de vélo, mais on plante des graines.”